L’effet miroir

par mcordey

Les gens s’identifient aux symboles. Ils font une corrélation directe entre ces derniers et leurs valeurs. Comme un miroir qui remet parfois en pleine gueule quelque chose de laid qu’on n’a pas envie de voir. Un gros bouton, un nez croche, une tache de naissance…

Chaque fois qu’un drame de l’ampleur de celui de cette semaine survient, la victime devient un symbole, qu’elle le veuille ou non. Celui de l’indignation, de l’incompréhension, de la solidarité, etc. Et généralement, plus le drame est fort, plus l’effet miroir devrait être puissant. Ça a été le cas cette semaine, si on en juge par la réaction à l’échelle planétaire. Le monde s’est senti concerné, qu’on connaisse la victime ou non et qu’on approuve de son irrévérence ou non. Sauf exceptions, le gros bon sens a dépassé les valeurs et les croyances. Si cela arrivait plus souvent, on y gagnerait tous collectivement.

L’ampleur de cette réaction est plutôt rassurante. En ce siècle de cynisme, on reproche trop souvent l’indifférence, et pour une fois, ça n’aura pas été le cas. Et ça, ça fait du bien. Ça ne remonte pas le temps, ça ne guérit rien, mais ça montre qu’il reste encore un peu d’humanité pour combattre l’inhumain. Qu’on connaisse la victime ou non et qu’on approuve de son irrévérence ou non.

Pour conclure, et surtout, pour mieux comprendre d’où tout cela est parti, ceci est à voir.

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