CECI N'EST PAS UN BLOGUE

Mois : août, 2014

Ma meilleure photo depuis longtemps

La semaine dernière, je suis tombé sur cet article du journaliste Steve Faguy qui parle de la polémique entourant le site MTL Blog et de ses pratiques éthiques douteuses (merci au toujours très pertinent Matthieu Dugal). Je vous invite à le lire au complet même s’il est très long, car c’est très instructif! En gros, on y parle du fait que le site, qui se prétend de nature journalistique, ne soit en fait qu’une sorte de façade promotionnelle, qu’il vole du contenu, qu’il ne paie pas très bien (et parfois pas du tout) ses contributeurs, et qu’il demande aux photographes couvrant les soirées dans les bars de seulement prendre des photos de « drunk sluts ». Rien de moins. J’étais abonné à la page Facebook de MTL Blog. Après avoir lu ce texte, je ne l’étais plus. 

En fin de semaine dernière, je devais être dans un enterrement de vie de garçon à Québec, mais j’ai décidé des rester à Montréal étant donné que j’avais pas mal de pain sur ma planche de montage. Samedi soir, après avoir bien avancé, un ami me propose d’aller prendre un verre au Nacho Libre, un bar bien cool de la rue Beaubien pour ceux qui ne connaissent pas. Un endroit où il y a même des consoles de jeux vidéos pour faire une petite course de Mario Kart sur un écran HD qui n’a clairement pas été conçu pour accueillir un Nintendo 64. Je suis un peu tanné de faire du montage, donc j’accepte l’offre de mon ami même si ça me prend une bonne demi-heure de « roulage » pour aller au Nacho. 

Sur place, on se retrouve un peu malgré nous au milieu d’une soirée thématique à saveur de Whisky qui goûte les petits coeurs de la St-Valentin, le Fireball. Nous ne savions pas ni l’un ni l’autre que cette soirée avait lieu avant d’arriver sur place. Puis, j’aperçois un photographe et je comprends tout de suite qu’il « travaille » (est-il payé pour être là?) pour MTL Blog, car ce n’est pas la première fois que le bar publie des photos de ses événements via le site de promotion. Je n’ai pas vraiment envie de me faire prendre en photo, mais le photographe vient quand même faire son tour. Je me doute bien que la photo de moi ne se retrouvera pas sur le site web, car je ne corresponds en rien à la définition d’une « drunk slut ». 

D’ailleurs, probablement que le photographe ne serait jamais venu me voir s’il m’avait aperçu dans son objectif quelques minutes plus tôt. Voyant très bien que j’étais dans le champ de la caméra pour une photo, je ne me suis pas gêné pour subtilement mettre ma main au visage et faire un doigt d’honneur aux pratiques éthiques de MTL Blog. Comble de l’ironie? La photo se retrouve sur leur site web. Avec deux filles en avant-plan, et moi et mon « fuck you » en arrière-plan.

La photo se trouve ici. Ne vous laissez pas distraire par les deux filles! Je suis quelque part en arrière… 

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Le soulagement de la conscience

Dans la foulée de tous les vidéos de Ice Bucket Challenge (avec comme objectif de sensibiliser à la maladie de Lou Gehrig) qui envahissent les réseaux sociaux ces jours-ci, j’ai découvert un mot que je ne connaissais pas, mais qui d’après sa définition, m’apparait bien représenter ce que je pense de tout ce phénomène. Ce mot, c’est slacktivism.

Sur wikipedia, on le décrit ainsi :

The word is usually considered a pejorative term that describes « feel-good » measures, in support of an issue or social cause, that have little or no practical effect other than to make the person doing it take satisfaction from the feeling they have contributed. The acts tend to require minimal personal effort from the slacktivist.

Après le Movember, les têtes rasées, et autres mouvements, voici donc qu’on se verse de l’eau sur la tête et que de manière pyramidale, on nomme trois personnes qui doivent réaliser le défi dans les 24h. C’est un peu comme les fameuses chaînes de lettres qui envahissaient jadis nos courriels, à la différence que cette fois, une cause y est reliée.

Je ne veux surtout rien enlever à la légitimité de chacune des causes. Elles ont toutes leurs raisons d’être et il n’y a pas matière à débat là-dessus.

Cependant, le slacktivism m’agace parce que sa déclinaison directe des phénomènes viraux qui envahissent le web alimente le comportement facile du soulagement de la conscience en plus de mettre une pression directe sur tous ceux qui ne voudraient pas participer à la « saveur du moment ». On ne devrait pas se faire imposer une cause. Il devrait être libre à chacun de donner aux causes qui lui tiennent à coeur, à la mesure de ses moyens, et surtout, pour les bonnes raisons.

Le slacktivism crée un sentiment de bien-être, mais il a aussi comme effet pervers de faire sentir cheap tous ceux qui ne voudraient pas participer. Et ça, c’est tout simplement malsain, car on rentre dans une déclinaison de ce que j’appelle « le commerce de la pitié » : montrer la souffrance pour toucher une corde sensible qui fait sentir mal de ne pas donner. Je suis bien placé pour en parler, car jeune, j’ai été porte-parole des enfants handicapés pendant sept ans pour un organisme qui amassait des fonds pour acheter des appareils de soutien à ceux-ci. Encore une fois, je n’enlève rien à la légitimité de la cause dont j’ai moi-même profité, mais avec du recul, une fois devenu adulte, je me suis interrogé à plus d’une reprise sur la manière en repensant aux activités de financement auxquelles j’avais moi-même participé.

Or, à cause du succès du Ice Bucket Challenge, et parce que le web carbure aux phénomènes viraux, tout porte à croire que l’on verra de plus en plus de ce genre d’initiatives pyramidales. Si j’étais à la tête de l’organisme qui amasse des fonds pour ceux qui ont des poils de dessous de bras roux, je chercherais ardemment une manière d’adapter le concept au profit de mon organisation. Et si la tendance se maintenant, lors d’un prochain phénomène viral, on en viendra à se demander : « Et celui-là, c’est pour quel cause? » Imaginez si on s’était demandé cela lors du bref passage des Harlem Shake sur le web!

Au final, je souhaite simplement que les raisons derrière les dons soient les bonnes, et que l’on n’encourage pas le simple soulagement de la conscience pour ne pas se sentir cheap. Parce que même s’il est question d’une cause, le mélange d’un phénomène viral et de l’argent ne fait automatiquement bon ménage.

Mise à jour : une première version de ce texte faisait état de « mouvement » au lieu de « phénomène » dans le premier paragraphe. J’ai décidé de corriger le mot, car je ne veux surtout pas remettre en question la légitimité de la cause, mais bien la déclinaison des aspects viraux du phénomène. 

Robin Williams, le deuil et la mort

Ça fait deux jours que je lis des textes, des statuts et des tweets sur Robin Williams et sincèrement, je suis en train de faire une overdose de 21e siècle. Ça m’écoeure. Cette manière que les gens ont de prendre un drame humain, personnel ou collectif, et de le ramener à leur petite personne en se sentant obligés de nous dire comment eux se sentent affectés alors qu’ils ne sont même pas proche d’être dans les six degrés de séparation qui les relie à ce qui se passe. À l’époque de l’instantanéité, l’empathie et le respect en prennent pour leur rhume. Même un mort se trouve relégué derrière le « je, me, moi ».

Je ne vous parlerai pas de l’influence de Robin Williams sur ma vie, ni des facteurs de la dépression, de la dépendance aux drogues, de la ligne anti-suicide, etc. D’une part, on s’en fout de l’influence qu’il a pu avoir sur moi, et d’autre part, ça reste d’abord et avant tout un drame personnel pour ses proches qu’on enfonce dans des grossières conceptions sociales pour tenter d’expliquer l’inexplicable et de le ramener à notre propre incompréhension de la chose.

La notion de deuil me rend souvent perplexe. Quand j’y pense, j’essaie de m’imaginer mort de vieillesse en train de penser aux autres qui seront en deuil de moi, et j’en viens à la conclusion que je vais probablement en avoir rien à foutre, car je vais être mort. Aussi cru et violent que cela puisse paraître, c’est aussi le cas pour Robin Williams présentement. Le deuil reste un processus normal et indispensable, mais qui sert uniquement de cheminement pour les vivants. Il sert à voir comment leur empathie, leur respect et leur humanité fera d’eux de meilleures personnes qui vont mieux profiter de la vie, mais il se manifeste souvent de bien tristes manières sur les réseaux sociaux. Quand je lis des textes qui manipulent un drame humain pour le ramener au centre d’un égo qui n’est même pas proche d’être concerné directement, j’appelle ça de la manipulation de deuil. Les deux mots qui devraient toujours être au centre d’une telle situation sont empathie est respect.

Malgré le drame et toute la tristesse qui s’en dégage, je ne suis pas en deuil de Robin Williams. Hier, j’ai regardé son dernier « one man show » intitulé Weapons Of Self Destruction (titre ironique désormais, j’en conviens) jusqu’à quatre heures du matin et j’ai ri jusqu’à m’en tordre de douleur. C’était ma façon d’avoir une pensée respectueuse pour cet homme qui voudrait certainement qu’on se souvienne d’abord et avant tout de ses blagues, point.

Ce texte est top secret

Je travaille depuis mai au tournage d’un film, mais il ne faut pas le dire à personne. C’est un projet top secret. Je préfère attendre que le tournage soit terminé avant de dévoiler des informations, mais il y a des rumeurs qui disent que ça pourrait même être un long métrage. Pour l’instant, je veux garder une part de mystère et de surprises. 

On tourne toujours en équipe réduite et même s’il y’a de plus en plus de gens impliqués, on reste un très petit noyau à être au courant de tous les détails. Mardi soir prochain, on tourne des scènes super importantes au chic bar de l’Union française, coin Viger et Berri. Dans le film, mon personnage principal fait de l’impro, alors je me suis dit : on va organiser une vraie soirée d’impro au cours de laquelle on va tourner, mais les gens sauront pas que ça va être pour un film! Je vous le dis, mais ça reste entre nous autres. Faut surtout pas le dire à personne! La ligue d’impro Rocambolesque nous accueille, mais on va aussi avoir des joueurs invités de l’extérieur qui vont faire un match amical. Ça va vraiment être très drôle! 

Si vous êtes curieux, venez faire votre tour et prendre un verre à l’impro mardi soir, mais dites-le pas que c’est pour un film! On va dire aux gens que la caméra qui se promène fait un documentaire sur l’improvisation. C’est comme Surprise sur prise, mais sans Marcel Béliveau.

La page de l’événement Facebook se trouve ici!

Anne-Marie et Antoine

Antoine Rivard-Nolin et Anne-Marie Binette

ÉdithÉdith Côté-Demers

MarcelMarcel Sabourin

Leah

Leah Legault

La fois que quelqu’un m’a appelé « Capitaine »

Je me promène sur St-Denis par un bel après-midi ensoleillé. Je rentre chez moi. Un trajet que j’ai fait des dizaines de fois. Un gentil français m’a aidé à monter la côte entre Ontario et Sherbrooke. Ça tombait bien, j’avais pas envie de la monter cette journée-là.

Dépassé la rue Cherrier, je passe devant la brasserie du même nom et un monsieur sur la terrasse m’interpelle : « Hey, Capitaine! » 

Ils sont quatre à sa table, mi-quarantaine, le look mononc-matante-bons-vivants-fumeurs-sympathiques. « Veux-tu un shooter? » L’homme me tend le petit verre que le serveur vient tout juste de lui apporter. J’hésite, mais ils ont l’air sympathiques et j’ai envie d’un petit remontant, alors j’accepte. 

Je m’approche de la terrasse, je bois le shooter, et l’homme me verse un petit verre de bière en ajoutant : « Tiens, prends un peu de bière pour faire passer ça! » La Coors Light bien froide rentre comme de l’eau après whisky que je viens d’avaler. C’est une très chaude journée d’été et la bière fait son effet. « Ouais, ça fait du bien », que je dis. Et l’homme me tend un billet de 10$ et ajoute : « Ouais, hein? Tu t’en achèteras une grosse en rentrant chez toi! »

C’est le genre d’anecdote qui m’arrive périodiquement parce que je suis en chaise roulante et que les gens aiment bien manifester leur empathie. Une histoire de ce calibre-là par contre, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Ces temps-ci, c’est plutôt les sans-abris du Plateau qui ont l’empathie facile envers moi. Ils me reconnaissent tous, me saluent tous, et une fois, il y en a même un qui a voulu me donner une bouchée de son baklava. Le même qui me souhaitait « bon courage » chaque fois que je passais en avant de lui sur Mont-Royal. J’avais toujours envie de lui répondre : « Non, toi, bon courage! Moi, je m’en vais faire mon épicerie… » Je parle de lui au passé, car ça fait un bon bout de temps que je ne l’ai pas revu. 

Les gens ont une drôle de relation avec la souffrance. C’est toujours fascinant de voir comment ils manifestent (ou ne manifestent pas) leur empathie. Ce sont souvent ceux qui ont passé par des périodes difficiles qui se sentent interpelés et qui ont envie de partager leur expérience. Comme celui qui m’avait dit dans la file d’attente du Provigo : « Je comprends ce que tu vis, j’ai fait de l’héroïne pendant longtemps ». Bon, pour la comparaison, on va repasser, mais le fond du message est là quand même.

Au final, on a chacun notre propre définition de la souffrance et des moments difficiles. Les gens qui me manifestent leur empathie font souvent apparaître un petit sourire en coin sur mon visage. Je suis pas à plaindre, le pire est derrière moi. Par contre, peu importe le sens que cela prend dans la tête des gens, il semble y avoir au moins une tendance universelle pour tout le monde, peu importe ce qu’on a vécu : un shooter comme petit remontant, ça fait toujours du bien!

Arrêtez d’essayer de socio-financer vos films

Sérieusement, les amis en cinéma, faut qu’on se parle. Arrêtez d’essayer de financer vos films par le socio-financement. À chaque fois, vous avez l’air pathétiques en demandant à vos amis de gratter leurs fonds de tiroirs pour vous donner des cennes noires. J’ai mal pour vous. Vous devez apprendre à être plus originaux que ça. Au pire, faites un lave-auto dimanche prochain, ou encore, promenez-vous sur Mont-Royal le vendredi soir avec une de vos amies déguisée en future mariée. Vous avez pas mal plus de chances de ramasser de l’argent qu’en essayant de socio-financer votre film!

Le socio-financement est un modèle adapté aux occasions d’affaires en lien avec un produit dont l’utilité ou l’innovation va permettre de changer la façon de faire actuelle. Un film ne correspond en rien à cette définition. Vous ne pouvez pas offrir de retour sur investissement (et non, je ne veux pas de l’affiche de votre court métrage, de vos photos de plateau, ou encore de votre storyboard). Vous ne pouvez même pas garantir que votre film va être bon alors pensez vous vraiment que je veux mon nom dans le générique? Le socio-financement s’adresse d’abord aux inventeurs et malheureusement, le cinéma a déjà été inventé. À moins que vous n’arriviez à créer une façon révolutionnaire de faire un film (oui, l’odorama, ça a déjà été fait, donc oubliez ça), à moins que vous puissiez garantir une expérience aux gens qui vont vous donner de l’argent, vos chances de socio-financer sans harceler votre famille et vos amis au point qu’ils vont en venir à vous détester sont pratiquement nulles. 

Alors quelles sont les alternatives? Bonne question! Elles sont rares, mais elles sont là. Ça va vous prendre des bons amis, et surtout, beaucoup de travail. 

Dans mon livre Histoires perdues, je raconte comment j’ai créé en 2012 Minifest, un festival de courts métrages internationaux dont l’objectif était d’aller chercher des commandites ciblées que je pourrais réinvestir dans mon film. Au final, je n’ai jamais pu tourner pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le festival, mais j’ai tout de même réussi mon pari. J’avais l’équipe technique fournie, une partie du matériel, et une partie de ma postproduction qui était payée. Et bien sûr, le reste venait de ma poche, car il faut toujours mettre un peu de soi à cette échelle. La leçon que je tire de cette expérience, c’est qu’il faut voir plus large que la simple idée de vendre une idée. Une idée, ce n’est pas physique, ce n’est pas une expérience. Ce n’est pas quelque chose que les gens peuvent tenir dans leurs mains, et ce n’est jamais garanti que ça va être bon.

Une partie de la solution vient donc du concept de vendre A pour financer B. Louez votre appart pour moins cher sur Airbnb et allez dormir chez vos amis quand quelqu’un décide de vous le louer. N’organisez pas qu’un simple « party de financement », organisez le party du siècle avec des groupes, des DJ, vos amis humoristes de la relève (ils ne sont jamais bien loin des gens des cinéma de toute façon), etc. Arrangez-vous pour que les gens aient peur de regretter de ne pas y aller. Offrez un produit ou une expérience. Et encore là, le futur DVD votre de film ne compte pas, car vous ne pouvez pas garantir que votre film va être bon et encore moins qu’il va être révolutionnaire au point de changer les façons de faire.

Si vous avez confiance en votre originalité, vous devriez trouver un moyen de voir plus loin que ce qui se fait déjà. Le mécénat, c’est pour les artistes reconnus. Jusqu’à nouvel ordre, vous êtes des ex-prisonniers de la créativité qui devez vendre des stylos en faisant du porte à porte. Et même si cela va à l’encontre de votre démarche artistique, le mot-clé dans tout ça, c’est le mot « vendre ».

Chialer contre le chialage

Si vous avez un peu été sur les réseaux sociaux en fin de semaine, vous avez pu constater que le chialage contre le festival Osheaga était presque devenu un sport national. On est bons pour chialer. Moi le premier. Esti que j’haïs l’hiver, mais je vais encore vous épargner mon fiel jusqu’à la première neige…

Internet est devenu une sorte de thérapie grand public qui ne guérit finalement rien sur le plan collectif. Et sur le plan individuel, ça ne fait qu’entretenir nos lacérations à l’égo. 

Tout le monde s’exprime, donne son opinion, et au final,… Trois petits points. Parce que c’est un cercle sans fin, comme cette phrase. 

On débat, on chiale contre la charge israélienne à Gaza, contre le trafic sur le pont pendant les feux d’artifices, contre Osheaga, contre les policiers et leur carré rouge (ça c’est quand même très drôle), et sincèrement, même si c’est exactement ce que je suis en train de faire présentement, je suis vraiment écoeuré des gens qui donnent leur opinion gratuitement, ou pire, qui ne font que chialer. C’est pas parce qu’internet t’a donné des outils pour t’exprimer que t’es obligé de t’exprimer. 

Je ne vous parle même pas des éditorialistes. À partir du moment où t’es payé pour donner ton opinion, tu deviens en conflit d’intérêt constant avec toi même. Parce que peu importe ce que tu penses ou ce que tu ne penses pas, tu dois quand même écrire et mettre du pain et du beurre sur la table, et tu sais très bien qu’au final, tes lecteurs te suivront!

(Ne vous en faites pas, je ne suis pas payé pour écrire ce blogue…)

Le droit à l’opinion est devenu la prémisse du droit au chialage. La démocratisation du droit de s’exprimer a eu comme conséquence directe la « médiocrisation » (excusez le mot qui n’existe pas*) des idées. On est dans un pays libre, merci bien! Mais on est aussi dans un pays où les gens devraient se sentir plus libres de se la fermer une fois de temps en temps. 

On n’arrêtera jamais les gens de s’exprimer. Mais on a le droit d’arrêter de chialer. Et peut-être que ça va convaincre les gens d’arrêter de chialer sur le chialage. Ça serait déjà un début! Si c’était le cas, ce texte n’existerait pas, et ce serait certainement mieux comme ça…

*Après vérification, le verbe mediocriser existe!!!